Stéphane Marlier a relevé le défi du Marathon des Sables: “Je suis fier mais j’aurais pu faire encore mieux”
- Alexandre Capart
- 21 mai 2025
- 3 min de lecture
À 42 ans, le citoyen de Ninove (Flandre Orientale) a participé en avril dernier à la 39ème édition du Marathon des Sables au Maroc. Un trail de 250 kilomètres répartis en six étapes aux conditions extrêmes.
« Quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, je pensais déjà au prochain défi », confie Stéphane Marlier de retour d’un des challenges les plus importants de sa vie: Le Marathon des Sables. « J’avais envie de sortir de ma zone de confort. J’adorais le trail et j’ai vu des Youtubers qui ont participé au Marathon des Sables. J’ai découvert la course à ce moment-là et je me suis lancé le défi », retrace Stéphane Marlier qui a commencé sa préparation en juillet, neuf mois avant l’échéance. « Le marathon propose aux inscrits des entraînements collectifs mais ils ne démarraient qu’en octobre avec un programme relevé. Il fallait courir directement 80 kilomètres par semaine. C’était beaucoup pour moi, donc j’ai décidé de m’entraîner seul à partir de juillet pour atteindre les 80 kilomètres par semaine et prendre plus facilement le train en marche », indique-t-il. « Ensuite j’ai suivi le plan, on était à 5 entraînements et 80 km semaine pour arriver à 130 au pic de la préparation, avant de redescendre brutalement lors du dernier mois pour bien récupérer avant le jour j ».
« Le plus gros défi c’était la gestion de la nourriture »
Au-delà des distances à parcourir dans le désert, le Marathon des Sables doit être parcouru en autosuffisance. C’est-à-dire que les participants doivent porter leurs propres provisions dans leurs sacs pour s’alimenter. « Le plus gros défi c’était la gestion de la nourriture. Il faut être sélectif dans son sac pour ne pas trop porter. Il faut trouver le bon équilibre entre la nécessité et le poids. Le règlement stipule qu’il faut avoir au minimum 2000 calories par jour, donc j’ai décidé de partir avec 2600 calories en sachant que j’allais être en déficit. Je fais 1 mètre 90 pour 80 kilos, donc il ne me fallait pas 100 calories de moins », raconte celui qui a un peu trop calculé ses efforts lors de la première étape de 42 kilomètres dans le sable marocain. « J’étais plus inquiet avant le départ parce que si vous ne finissez pas une étape ou que vous dépassez la barrière horaire, c'est fini. Donc, je ne pouvais pas me griller. Je suis parti prudemment et je n'ai eu aucune crampe, je n'ai pas eu d'insolation, je n'ai pas eu de coup de chaud ». Et c’est avec un peu de frustration que le Belge a terminé le deuxième jour de compétition.
« J'estimais que j’aurais dû partir plus vite au départ. Je me sentais toujours frais et j’ai conservé cette fraîcheur physique jusqu’au bout »
« Ma réelle joie c’était de finir le deuxième jour »
Au fil des kilomètres et des dunes, Stéphane Marlier se rapproche de l'arrivée. Mais à l’issue du deuxième jour, le père de famille a compris qu’il allait y arriver. « Ma réelle joie c’était de finir le deuxième jour et d’avoir enchaîné les deux marathons sur les deux premières journées. À ce moment-là, j’ai compris que c’était faisable. Ma crainte, c'était de devoir appeler ma femme le deuxième jour pour abandon. Et une fois qu' on a passé le deuxième jour, il y a eu ce soulagement ». Mais le plus dur n’était pas encore derrière lui, il fallait encore avaler l’étape de 82 kilomètres. « C’était un double marathon, J’avais un peu d’appréhension mais j’étais aussi excité de commencer un 82 après avoir fait trois jours d'affilée, un 32, un 42, un 32. Je voulais savoir comment j’allais réagir et je l’ai très bien vécu ».
« Refaire le Marathon des Sables l’an prochain en visant le top 100 »
C’est après 7 jours de compétition et plus de 2750 mètres de dénivelé sur 250 kilomètres que Stéphane Marlier a rallié l’arrivée. Le coureur belge termine à la 356ème position, en 42 heures et 38 minutes de course. « Il y a une fierté de l'avoir réalisé mais j'aurais pu faire encore mieux. Mais mon but au départ, c' était de franchir la ligne d'arrivée ». À peine sorti du défi, l’athlète s’est déjà remotivé pour un nouveau challenge: « Refaire le Marathon des Sables l’année prochaine mais je viserai le top 100. Ce sera compliqué parce que ce sera la 40ème édition. Il y aura les meilleurs concurrents de ces dernières années. Je sais que je peux partir plus vite maintenant ».
Samuel De Pryck & Alexandre Capart

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